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Soins palliatifs : spécificités d'utilisation des médicaments courants hors antalgiques - AFSSAPS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé .
Concours médical,
Tome n°125-09, 12/03/2003, p. 528-536
Tome n° 125-10, 19/03/2033, p. 605-610

Ces deux articles reprennent le livret " Recommandations de bonne pratique " édité par l'AFSSAPS en octobre 2002.
Ce travail, réalisé par un groupe d'experts à partir de l'analyse des données actuelles de la science issues d'une recherche bibliographique et selon une méthodologie proposée par l'ANAES, nous propose un certain nombre de recommandations pour huit classes de médicaments choisis en fonction de leur fréquence d'indication et d'utilisation en dehors du cadre de l'AMM, Autorisation mise sur le marché.

Les benzodiazépines, les biphosphonates , les neuroleptiques, les corticoïdes, la morphine hors antalgie, l'octréotide, les progestatifs, et la scopolamine sont les médicaments pour lesquels les experts ont donné des recommandations de différents grades (A, B, C, ou accord professionnel) en fonction de la validité des preuves scientifiques.

Pour chaque classe de médicaments, leur emploi est détaillé en fonction des symptômes. Des conseils et précautions d'utilisation sont donnés. Parmi ceux-ci :
  • les différentes voies d'administration possibles
    par exemple, Le Clonazépam peut être utilisé par la voie sous cutanée, alors que ce mode n'est pas recommandée par l'AMM (accord professionnel),
  • la stabilité des différentes solutions seules ou en mélange
    par exemple, le midazolam reste stable au moins un mois lorsqu'il est seul dans une seringue en propylène, en revanche mélangé à la morphine ou au fentanyl, il n'est pas stable au-delà de quatre jours.
Ces recommandations tiennent compte du contexte des soins palliatifs : par exemple, dans ce cadre, la survenue d'un diabète sous corticoïdes n'impose pas une surveillance étroite de la glycémie, et la mise sous traitement n'est pas systématique (accord professionnel).
Elles sont, pour nous soignants, tout à fait utiles dans notre pratique en soins palliatifs, car elles peuvent nous permettre de pouvoir parfois sortir ouvertement du cadre de l'AMM.
Elles donnent aux équipes de soins une ouverture sur leurs choix thérapeutiques tout en ne négligeant en aucune façon la balance bénéfice /risque.
Elles sont aussi une incitation à la recherche afin de faire évoluer et de valider certaines de nos pratiques.

Sophie de la Marandais, Pharmacienne, Unité François-Xavier Bagnoud
Fondation Croix Saint-Simon


Dernière mise à jour : ( 05-06-2007 )
 
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