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LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE

« Est génératrice de mauvaises pratiques la logique institutionnelle qui pousse les chercheurs à publier à tout prix…

C’est plutôt la « qualité à la source » de l’information scientifique qui est ici en cause.

Cette question est ancienne ; la résoudre est difficile…. »

Avis n° 45- 31-05-1995. Comité consultatif d’éthique sur les questions éthiques posées par la transmission de l’information scientifique relative à la recherche biologique et médicale.

1. Dans quelles circonstances procéder à une recherche documentaire ?

Vous avez posé votre problème. Vous disposez d'une hypothèse de recherche que vous allez entreprendre de confirmer, de valider par une enquête, une étude, un essai…

Avant de mettre en œuvre cet outil d'investigation, il est nécessaire de savoir quelle information existe déjà dans ce champ de connaissances afin de produire, autant que faire ce peut, du savoir nouveau, de la connaissance « fraîche ».

En effet, un sujet n'est jamais tout à fait ni neuf, ni vierge. Ainsi une nouvelle recherche sera-t-elle l’occasion de mettre à jour les connaissances et permettra d'apporter un nouvel éclairage sur le sujet.

2. Qu'est ce qu'une recherche documentaire ?

C'est à la fois aller regarder :ce qui est publié dans la littérature et/ou ce qui a été déjà étudié, enquêté sur ce sujet (qui n’est pas toujours publié).

Selon ce que l'on recherche, les sources peuvent être différentes. Mais quelle qu'elle soit, la méthode de recherche restera à peu près identique.

Une recherche documentaire utilise ainsi des sources et une méthode.

3. Quels repères méthodologiques utiliser pour une recherche documentaire

Comme toujours dans un travail d'élaboration et de production de savoirs, il est nécessaire de préciser ses objectifs.

Dans la perspective d'une recherche documentaire, voici quelques questions pouvant aider à les définir.

· Qu'est ce qui est recherché ?

S'agit-il :

Ø D'une information ponctuelle,

Ø D'une mise à jour des connaissances,

· Sous quelle forme présenter ces résultats ?

S'agit-il d'un mémoire, d'un exposé, d'une thèse, d'un article, d'une enquête ? · Quels types de documents, d'informations seront nécessaires ?

Ø Articles de périodiques, rapports, brevets…

Ø Informations scientifiques, techniques, professionnelles, factuelles, grand public .

· Jusqu’à quels niveaux de preuve ?

Le niveau de preuve est fonction du type et de la qualité des études disponibles sur un sujet donné ainsi que de la cohérence ou non de leurs résultats après avoir réalisé une synthèse de la littérature. Il existe quatre niveaux de preuve : du meilleur A au plus médiocre D.

Jusqu'à quel niveau de preuve (1)  vais-je devoir me conformer ? A,B,C,D. Combien de citations seront nécessaires pour pouvoir considérer que l'information est complète (occurrence -2- des citations) ?

· Quel degré d'actualité d'exhaustivité (3)  se donner ?

Il s’agit de « cadrer » la recherche :

Ø En délimitant les dates de publication des documents,

Ø En vérifiant les dates de rédaction et celles des mises à jour. Par exemple, si le document offre des données statistiques (par exemple graphes), en vérifiant la date du recueil des données,

Ø En limitant le volume des documents (croiser avec le niveau de preuve, ci dessus).

Les bases de données interrogées seront fonction du degré d'exhaustivité souhaitée.

· Quel délai se donner ?, Quel est le coût de cette recherche documentaire face au budget disponible ?

Il faut :

Ø définir au sein du calendrier de la recherche globale la période dévolue à la recherche documentaire,

Ø et établir un budget car une recherche bibliographique coûte de l'argent :

¨ connexion aux bases,

¨ accès aux lieux d'information,

¨ acquisition des documents primaires (4).

¨ frais de photocopie….. · Quels services, lieux, personnes ressources contacter ?

Il existe :

Ø Des banques de données, centres de documentation, de ressources, de recherches et d'études

Ø Des experts du domaine, chercheurs, directeurs de recherches, professionnels de l'information et de la recherche

4. Comment interroger les bases de données ? Comment formuler la requête? Comment construire la logique de la question

Les mots : le vocabulaire

La question documentaire, pour être la plus claire possible, doit pouvoir s'écrire sous forme d'équation ou requête.

La question doit être décomposée en extrayant les principaux concepts, les idées-forces.

Il faut aussi lever les ambiguïtés liées au langage parlé courant (ou langage naturel -5-) car un mot peut présenter des sens différents. Il faut penser aux synonymes. Cet éclaircissement, cet élagage permet de dégager des mots-clés*.

Les liens entre les mots : la syntaxe

Des opérateurs (7) permettent de relier les mots-clés afin de constituer l'équation. Ce sont principalement :

¨ La troncature c'est à dire un signe qui est mis à la racine d'un mot et qui permettra de retrouver tous les mots qui auront la même racine, le même tronc bien qu’ils puissent se terminer différemment. Ces signes, selon les systèmes, peuvent être le +, le $, le *, le ?.

Par exemple, si je cherche : compagn+, j'obtiendrai les références des documents qui contiennent la racine compagn soient compagne, compagnon, compagnonnage, compagnie, etc.

¨ Les opérateurs dit booléens , ce sont les opérateurs logiques : ET, OU, SAUF, en anglais AND, OR, NOT ou NOT AND voir schémas

¨ Les opérateurs de proximité ADJ et ADJ/n sont utiles lors de l'interrogation en texte intégral : ils montrent la distance dans le texte entre les mots d'interrogation (même phrase, même paragraphe). En anglais, ADJ = NEAR, ADJ/n = NEAR/n WITH FOLLOWED BY.

¨ Les opérateurs numériques permettent d'affiner la recherche sur les données numériques notamment les dates. Ce sont =, >, < Les mots-clés et les opérateurs vont permettre de construire l’équation de recherche

Exemple

Supposons que la question en langage naturel soit la suivante :

Comment réaliser des soins de bouche à une personne atteinte d'un cancer du larynx qui est soignée au domicile ? Comment impliquer la famille ? Je souhaite retrouver les publications écrites depuis 5 ans.

1ére étape : Analyse de la demande

Soins de bouche d'une personne atteinte d'un cancer ORL au domicile avec l'aide de la famille. Date de recherche de 1997 à ce jour

2éme étape : Equation de recherche

Soins de bouche ET cancer ORL ET domicile SAUF milieu hospitalier ET famille >1997

mots-clés :

soins de bouche, cancer ORL, domicile, milieu hospitalier, famille, 1997

opérateurs :

ET ; SAUF ; >1997

La question peut être affinée par étapes progressives en posant la requête avec des parenthèses.

Exemple :

(((soins de bouche ET cancer ORL) ET (domicile ET famille)) SAUF milieu hospitalier ) >1997)))

Il est impératif de fermer autant de parenthèses qu'il en a été ouvert.

La recherche peut être multicritère : elle prend alors en compte différents champs d’information. Dans ce cas, on recherche à la fois sur les mots-clés, sur un auteur, sur une date de publication, etc. Il est utile d'utiliser les index.

· De quoi dépend la qualité d’une recherche bibliographique ?

" La qualité d'une recherche dépend du meilleur compromis entre deux critères : celui de la sensibilité et celui de la spécificité. "

¨ Une recherche "sensible" permet de trouver un maximum de documents intéressants au risque d'inclure des documents moins pertinents.

¨ Une recherche "spécifique" permet de retrouver les documents les plus pertinents (qui répondent le plus finement à la question) de la base de données au risque d'en rater certains.

Il s'agit de la notion de "bruit" dans la recherche d'information.

Une recherche peut aussi s'améliorer en étant élargie ou précisée. En parcourant les notices déjà trouvées, il est possible de repérer d'autres termes complétant la recherche et parfois d'intégrer des mots du langage naturel combinés avec des opérateurs de proximité .

· Quelle forme donner à ces données pour les utiliser ?

Les données trouvées ou références bibliographiques doivent être présentées selon des normes. Celle qui est actuellement en vigueur est la norme Z44-005. Elle indique quels éléments mentionner dans les références bibliographiques pour des documents publiés, références de livres, de périodiques, de chapitres de monographies ou d’articles de revues. Elle précise où chercher ces éléments, dans quel ordre les signaler, comment les transcrire et les présenter .

Pour les ouvrages :

AUTEUR, Prénom. Titre de l’ouvrage. Lieu d’édition : Editeur, Année d’édition. Nombre de pages. ISBN (Numéro normalisé de l’ouvrage)

Respecter la police du caractère (majuscule, italique) et la ponctuation

Ce qui donne :

LOMINADZE, DG. Cyclotron waves in plasma. Oxford : Pergamon Press, 1981. 206 p. ISBN 0-08-021680-3

Pour les articles de revues :

AUTEUR, Prénom. Titre de l’article. Titre de la revue. Date de la publication, n° du volume, n° du fascicule, numérotation des pages.

Respecter la police du caractère (majuscule, italique) et la ponctuation.

Ce qui donne :

WEAVER, William. The collectors : command performances. Architectural Digest , December 1985, vol. 42, n° 12, p.126-133

Pour des contributions à des monographies :

AUTEUR, Prénom. Titre de la contribution. In AUTEUR DE L’OUVRAGE DONT EST ISSU LA CONTRIBUTION. Titre de l’ouvrage. Lieu d’édition : Editeur, Année d’édition, numérotation des pages

Respecter la police du caractère (majuscule, italique) et la ponctuation.

Ce qui donne :

WRIGLEY, EA. Parish registers and the historian. In STEEL, DJ. National index of parish registers . London : Society of genealogists, 1968, p. 155-167 · Cas particulier des conventions d’écriture des références selon Vancouver

Différents système s d’appel des références existent. En médecine, le plus fréquemment utilisé est le système de Vancouver. Ce système que nous développerons ici appelle les références par ordre numérique : les références sont classées par ordre d’apparition dans le texte. Dans le texte les références sont numérotées avec des chiffres arabes. Ainsi p endant l’étape d’écriture de l’article , il est préférable d’utiliser un système alphabétique (les auteurs sont cités dans le texte et ensuite classés avec la référence complète par ordre alphabétique à la fin de l’article). Mais , si en cours de rédaction une référence est supprimée ou rajoutée, toute la numérotation est à reprendre. Des logiciels existent pour faire ensuite la conversion (voir paragraphe suivant).

Pour un article :

¨ le nom des auteurs et l’initiale des prénoms sans ponctuations entre les 2 , une virgule entre les auteurs . Au delà de 6 auteurs, citer les trois premiers et rajouter « et al », on termine par un point.

¨ le titre de l’article en entier avec l’éventuel sous titre, on termine par un point

¨ le nom de la revue en respectant les abréviations du Medline, pas de ponctuation

¨ l’année suivie d’un point virgule

¨ le volume ou le tome suivi d’un deux points

¨ la page un tiret entre les pages suivi d’un point.

Ellershaw J, Peat SJ, Boys LS. Assessing the effectiveness of a hospitall palliative care team. Palliat Med 1995;9:145-152.

Pour un livre entier :

Dunlop RJ, Hockley JM. Terminal care support teams. London: Oxford Médical Publication, 1998.

Pour un chapitre de livre

Hockley JM.What to do if advice is declined? In: Dunlop RJ, Hockley JM. Terminal care support teams. London: Oxford Médical Publication ; 1998 : 55-56.

· Comment gérer l'information recueillie ? Organisation de son information

Des bases de données personnelles peuvent être créées à l'aide de logiciel de gestion de bibliographie, par exemple "Reference manager" et "End note" qui ont aussi l'avantage d'être relié s à des programmes de traitement de texte.

Cas particulier de la stratégie de recherche en médecine factuelle

Quand il s'agit d'une question strictement clinique, une stratégie spécifique de recherche documentaire issue des recommandations de la médecine factuelle peut être spécifiquement développée.

La médecine factuelle ou « Evidence-based medicine » consiste à baser les décisions cliniques :

¨ non seulement sur les connaissances théoriques, le jugement et l’expérience qui sont les principales composantes de la médecine traditionnelle

¨ mais également sur des preuves scientifiques (connaissances déduites de recherches cliniques systématiques),

¨ tout en tenant compte des avis des patients.

Le problème médical est mis en relation avec la question clinique qui se définit selon quatre items .

1. Le diagnostic : sélectionner et interpréter un test diagnostique

2. L'étiologie : identifier les causes de la maladie

3. Le traitement : choisir le meilleur traitement pour le patient

4. Le pronostic : anticiper l'évolution et les complications probables de la maladie

La question clinique est ensuite décomposée en fonction des critères dits PICO

P : Patient (âge, sexe,..) et problème qu'il pose

I : Intervention

C : Comparaison par rapport à une autre intervention

O : "clinical Outcome of interest" ou issue clinique recherchée

Puis on combine les différents concepts avec les opérateurs booléens.

Et on décide du choix de la base interrogée .

4. Comment interroge-t-on les bases de données ?

Il existe deux types de bases de données.

· Les bases de données bibliographiques

Elles sont constituées de citations bibliographiques présentées sous la forme de champs d'information (auteurs, titres, source, mots-clés, résumé,…). La recherche peut se faire sur chacun de ces champs (cf. recherche multicritère). Les plus utilisées dans le domaine médical sont :

¨ MEDLINE produite par la National library of medicine (Etas-Unis) depuis 1966. Elle analyse 3000 revues et couvre la plupart des domaines de la médecine et particulièrement les aspects cliniques.

¨ EMBASE produite par Elsevier Science (Pays-Bas) depuis 1974, couvre 3500 revues. C'est une base de données biomédicales et pharmaceutiques qui possède une meilleure couverture européenne.

¨ PREMEDLINE couplée à MEDLINE et EMBASE respectivement sur les sites PUPMED et EMBASE ALERT offre des citations plus récentes.

¨ BIOSOS PREVIEWS produite par BIOSIS (USA) analyse des revues mais aussi des comptes-rendus de congrès, des rapports de recherche et des brevets américains - littérature grise* qu'on ne retrouve pas dans d'autres bases de données.

¨ CANCERLIT, produite par la NLM, est spécialisée en cancérologie, reprend des notices de MEDLINE ainsi que de la littérature grise.

· Les bases de données analytiques

Ce sont des bases accessibles via Internet qui fournissent des revues systématiques réalisées par des groupes d'experts.

La plus connue actuellement est la Cochrane collaboration. La base Cochrane propose donc des revues systématiques sur des thèmes spécifiques médicaux ainsi que des filtres de recherche sur MEDLINE par exemple en utilisant les mots-clés essais randomisés, essais en double aveugle croisés avec certaines pathologies, il est possible d'obtenir directement des notices bibliographiques MEDLINE.

La base Cochrane est un outil de recherche documentaire mais les chercheurs français peuvent être aussi producteurs de connaissances car ils sont invités à participer aux groupes de revues par l'intermédiaire du Centre Cochrane français ftp://alph1.univ-lyon1.fr

· Peut-on accéder à l’information sur Internet et si oui, comment, à quel prix ?

La plupart de ces bases sont accessibles sur CDRom mais aussi plus facilement par Internet.

Internet est un outil "feuillu". Dans cet arbre immense d'informations, des outils d'accès permettent de cheminer :

¨ Le navigateur est un logiciel capable d'exploiter les ressources du Web, de naviguer par un système de liens comme Netscape, Internet Explorer

¨ L'annuaire est un site Web qui propose de l'information classée par rubriques comme Yahoo, Voilà

¨ Le moteur de recherche est un programme qui indexe le contenu de différentes ressources Internet et plus particulièrement des sites. Il permet à l'internaute de rechercher grâce encore une fois à des mots-clés. comme Google, Altavista, Copernic

¨ Le portail est lui-même un site Web dont la page d'accueil propose, en plus d'un moteur de recherche, des liens avec de nombreuses informations, services, autres sites permettant de guider les internautes et de faciliter l'accès à l'information.

Exemples de portails de santé utiles et pertinents :

site du CHU de Rouen www.chu-rouen.fr ,

site du ministère de la santé www.sante.gouv.fr

Les filtres d'accès à l'information sur Internet n'excluent pas de s'assurer de certains critères de validité de cette information :

¨ L'autorité des sources : ministères, institutions, universités. En cas de pages personnelles, vérifier les fonctions et les affiliations des auteurs

¨ L'objectivité de l'information : objectif visé, information, vente, communication institutionnelle, propagande, publicité sur les pages, biais culturel, politique

¨ L'exactitude de l'information : références à d'autres recherches, comité de lecture

¨ Prudence vis à vis des groupes de discussions, des forums

¨ L'actualité de l'information : dates de rédaction, de publication, de mise à jour, des recueils de données

Pour accéder à la base de données MEDLINE qui comporte plus de 9 millions de références, il est utile de s’y connecter par PUBMED qui inclut les dernières références entrées dans MEDLINE et qui propose des recherches sur résumé, auteur, titre : www.pubmed.fr

Un guide complet d’interrogation de MEDLINE est disponible sur le site du CHU de Rouen

5. Comment trouver les articles, une fois les références obtenues ?

· Soit on commande directement l’article auprès d’un des deux organismes suivants :

â Bibliothèque InterUniversitaire de Médecine

La BIUM est accessible sur Internet à l’adresse suivante : http:// www.bium.fr . Il est alors possible de commander en ligne moyennant une participation qui diffère selon le statut du chercheur les articles repérés. Avant de commander, il est utile de vérifier dans le catalogue de la BIUM, si elle est abonnée au périodique-source. Il est possible aussi de se rendre sur place pour faire soi-même ses photocopies :

BIUM

Université René Descartes

12, rue de l’Ecole de Médecine

75 270 Paris Cedex

http:// www.bium.fr .

En province, il est utile de vérifier les ressources locales de proximité qui sont parfois sous-estimées (bibliothèques des CHU, des universités, des centres de recherches, des lieux de soins, des sociétés savantes)

INstitut de l’Information Scientifique et Technique

L’INIST fournit aussi des documents primaires issus à la fois de son catalogue mais aussi de titres de périodiques d'autres bibliothèques. L’INIST fournit ainsi des articles de revues internationales. La commande sur Internet se fait à l’adresse suivante : www.inist.fr .

INIST

http:// www.inist.fr .

Elle peut se faire par courrier, jamais sur place. Le coût du service est souvent plus onéreux que celui rendu par la BIUM .

Le catalogue de l’INIST fonctionne aussi comme une base de données bibliographique car il dispose d’un moteur de recherche qui permet de faire des recherches par mots-clés. Une partie des prestations ont gratuites, d’autres sont payantes : www.connectsciences.inist.fr

· Soit on trouve soi-même l’article ou l’ouvrage : pour ce faire il faut le localiser :

Il est aussi possible sous certaines conditions et avec certaines bibliothèques de se procurer soi-même ou par l’intermédiaire d’une bibliothèque universitaire les articles repérés. D’abord, il faut localiser le périodique, c’est à dire connaître l’institution ou l’organisme qui est abonné à ce titre.

L’outil français de localisation est le Catalogue collectif de France (adresse électronique : www.ccfr.bnf.fr .Comme le catalogue de l’INIST, c’est aussi un outil de recherche. Il est composé de trois catalogues distincts :

1. les collections de la BNF, Bibliothèque Nationale de France,

2. le SUDoc, Système Universitaire de Documentaire qui offre un catalogue des thèses et un répertoire des centres de ressources donnant des informations à trois mille bibliothèques participantes

3. le catalogue des fonds des bibliothèques municipales.

Les services proposés sont donc :

¨ consultation des notices via Internet,

¨ localisation des documents et prêts interbibliothèques (dit aussi PEB )

¨ fourniture à distance de documents, et encore à plus long terme mise en ligne la plus large possible de versions numérisées des documents primaires.

Ces différents services ne sont pas encore tous opérationnels à cette date. En effet, une montée en charge progressive est prévue en vue de permettre aux chercheurs d’accéder le plus possible aux documents primaires.

Faisons un rêve :

sur mon bureau dans les minutes qui suivent ma demande formulée sur Internet se trouve l’article de revue que je viens d’imprimer sur mon imprimante laser.

Nous avons encore quelques chemins à parcourir pour atteindre un tel luxe.

Souhaitons que parmi ceux-là les quelques pistes indiquées dans ce chapitre puissent être fructueuses.




(1) niveau de preuve : processus systématique de recherche, d'évaluation, et d'utilisation des résultats contemporains de la recherche pour prendre des décisions cliniques

(2) occurence : probabilité d'apparitions d'un événement ici d'une citation

(3) exhaustivité : intégralite d'un champ de connaissance

(4) document primaire : le document en texte intégral

(5) langage naturel : langage oral contrairemen t à un langage contrôlé, organisé

(6) mots clefs : qui exprime un concept, une idée, il est toujours le même afin d'éviter les connotations subjectives sans pour auant être objectif

(7) opérateur : ce sont des conjonctions qui permettent de relier les mots clefs

Dernière mise à jour : ( 25-01-2006 )
 
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