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Les troubles du sommeil sont fréquents chez un malade en fin de vie, reflet d’une anxiété face à son état, à la peur de souffrir et de mourir. Plusieurs facteurs peuvent aggraver les troubles du sommeil : douleur, difficultés à respirer, confusion, incontinence ou besoins fréquents d’uriner, diarrhée, vomissements, prurit, sueurs, bruit, peur du noir, trop de lumière, certains médicaments (caféine, corticostéroïdes…). Il faut essayer de les traiter ou de les éviter dans la mesure du possible. Pour certaines personnes, une lumière de veille peut rassurer et aider au sommeil. Une collation, des massages doux, de la musique douce peuvent suffire à le détendre et à l’apaiser. Il faut également essayer d’augmenter les activités physiques ou intellectuelles pendant le jour. Parfois le médecin peut proposer un traitement médicamenteux ou une aide psychologique. Pour éviter à l’entourage de s’épuiser, des solutions d’aide peuvent être mises en place par les professionnels du secteur social : gardes-malades, auxiliaires de vie, bénévoles… Parfois, la personne mourante peut passer de plus en plus de temps à dormir, être difficile à réveiller et il est fréquent q’elle inverse son cycle veille-sommeil. Ce changement peut être dû aux modifications métaboliques qui se produisent dans le corps quelques jours ou quelques heures avant le décès. Il est important de respecter cet état sans chercher à réveiller la personne, cela pourrait lui procurer de l’inconfort. Il peut être important de la toucher, de la masser, de lui parler doucement, de lui faire écouter de la musique douce, même si la personne ne répond pas, elle peut entendre ; et toutes ces attentions peuvent l’apaiser. |