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Les rites funéraires en France et dans le monde occidental en 2004
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Les cérémonies sont simplifiées à l'extrême et inexistantes dans 20% des cas. Le corps est alors transporté et immédiatement incinéré au crématorium et les cendres sont dispersées, tout cela en présence ou non de la famille [12].
Les cendres sont majoritairement dispersées dans un jardin des souvenirs mais elles peuvent être placées dans une case de columbarium ou inhumées sous une plaque tombale et les familles demandent souvent un mémorial matérialisé par un registre signé par les personnes présentes aux funérailles, un rosier planté au crématorium ou une plaque scellée dans un mur affecté au souvenir des disparus. La collation offerte après les cérémonies est bien rare sauf au nord de l'ANGLETERRE [12].
Les cérémonies, qui sont organisées par les entrepreneurs de pompes funèbres sont quasiment toutes identiques. Leur particularité est la persistance des repas d'enterrements regroupant parents et entourage, et le fait que les cendres soient toujours enterrées [12].
Le taux de crémation est de 42% [3], les cendres sont dispersées ou scellées dans un mur du cimetière mais jamais remises à la famille.
La veillée a été abandonnée et les communes en raison de l'urbanisation et de l'abandon des rites religieux, gèrent maintenant le cimetière urbain et les charges funéraires [12].
En matière de taux de crémation, la NORVEGE présente une grande disparité. Le taux moyen est de 31% [3], mais atteint 50% dans les grandes villes et est nul dans certaines régions.
Les rites funéraires sont traditionnels, la veillée se fait à la maison funéraire et la cérémonie religieuse, qui consiste en une messe, peut se réduire à des prières au cimetière où a lieu l'inhumation du corps ou des cendres [12].
Les Finlandais à 90% protestants luthériens, ne recourent que dans 26% des cas à l'incinération. Les cimetières appartiennent à des entreprises commerciales et dans les petites localités, aux paroisses [12].
Pays catholique à 80%, les funérailles y sont traditionnelles et les cérémonies importantes (fleurs, tentures). Il y a peu d'incinération (18% [3]), et les cimetières sont communaux [12].
Pays latin, catholique. Les inhumations traditionnelles dans les tombes ou nichos (niches surélevées), prévalent. Le taux d'incinération n'étant que de 5%. Les concessions se limitent à 20, 10 ans dans les grandes villes et les ornements sont assez nombreux [12].
Les rites funéraires sont très proches de ceux pratiqués en FRANCE ou en ESPAGNE, mais le goût pour le funéraire pompeux fait qu'ils peuvent prendre un air ostentatoire et que l'art funéraire s'y épanouit (monument, marbre) [12].
Les enterrements sont des événements sociaux importants, très suivis, dont le déroulement effectué sous le contrôle de maîtres de cérémonie, se fait selon un protocole établi. Traditionnellement, la veillée du mort se fait chez lui, même si les partisans de la modernisation des rites prônent l'utilisation du "funeral home". Ensuite, la veille au soir, le corps est transporté à l'église à l'aide d'un corbillard ou d'un portage à bras (dans les campagnes).
L'incinération ne concerne que 5% de la population et elle se déroule dans un local séparé et éloigné de la maison funéraire. L'urne est ensuite scellée dans un columbarium ou enterrée sans fleur, sous un plot de pierres avec le nom et la date de mort du défunt, dans le jardin du souvenir [12].
Il y a cinquante ans seulement, la "coutume" voulait qu'en cas de décès, toute la maison du mort, qui avait reçu les derniers sacrements, prenne le deuil. Les visites pouvaient ensuite commencer, une veillée de trois jours s'organisait et les faire-part de décès étaient envoyés.
Le jour de l'enterrement, des tentures noires et l'initiale du défunt couvraient la porte de la maison. Le corbillard était tiré par des chevaux et le cercueil porté par des proches ou des personnes désignées. La cérémonie se déroulait à l'église puis, à la fin de la messe, le cortège se rendait au cimetière où après la descente du cercueil, la famille recevait les condoléances. Au retour à la maison, les proches rassemblés prenaient part à un repas des funérailles [11].
Les rites religieux des funérailles, jusqu'au Concile Vatican II, (1962 - 1965), étaient codifiés, établis. Leur assouplissement débouchera dans les années quatre-vingts à l'organisation de cérémonies pour les non pratiquants, trop brèves, bâclées [15]. Puis, grâce à l'aménagement de propositions rituelles tenant compte de la singularité de chaque décès [16], il y aura organisation de cérémonies authentiques et faites "sur mesure" [15].
Aujourd'hui en FRANCE, la religion garde un rôle de médiateur rituel, 80% des obsèques sont religieuses pour moins de 10% de pratiquants. L'église catholique est d'ailleurs attachée à la présence du corps à l'église symbolisant la présence du défunt au ciel [17].
Cependant, si l'on reste attaché à la ritualisation des funérailles et au besoin de cérémonie [17], il n'en reste pas moins que l'organisation des obsèques par des professionnels et la mise à l'écart de lieux de mort (cimetières) affaiblissent les manifestations du deuil [18].
En milieu urbain, le sentiment de standardisation des rites funéraires, l'anonymat de l'environnement (prêtre, personnel de pompes funèbres) font que la cérémonie est perçue comme un rituel de convention.
Or, une cérémonie est jugée réussie si elle est belle et chaleureuse, autrement dit, si les gens se l'approprient, la personnalisent en introduisant des pratiques spécifiques
tels que, la lecture de textes, des chants ou de la musique appréciés par le défunt, le choix des fleurs et le fait de faire porter le cercueil par l'entourage.
Personnalisé, le rite perd son caractère ostentatoire et devient un élément capable de satisfaire les attentes intimes des proches.
En milieu rural, les cérémonies sont majoritairement traditionnelles, déjà "appropriées" car elles se déroulent dans un cadre familier : l'église, le cimetière du village. Le rituel varie peu [19].
En l'espace de vingt ans, le taux de crémation a été multiplié par vingt pour atteindre 20,2% en 2002 [3], avec un taux plus élevé dans les régions protestantes et les zones urbaines [1].
Ce choix n'a cessé de progresser, en 1994, 32% des français préféraient être incinérés, 37% en 1996 [2], et 40% en 2003.
Il touche maintenant les différentes strates de la société, autant la ville que la campagne et majoritairement les 25-49 ans et les catégories sociales supérieures et intermédiaires [20].
L'augmentation de cette pratique a été favorisée par la levée de l'interdiction par le Concile Vatican II et l'augmentation du nombre de crématoriums (9 en 1979 [14], 131 en 2001, même si certaines communes en sont encore dépourvues (comme en CORSE et dans le GERS) [21].
Avant la mort était visible, maintenant on meurt dans les hôpitaux loin des regards et les pratiques rituelles s'affadissent, on travaille dés le lendemain d'un enterrement, il n'y a plus de repas des funérailles, on ne porte plus le deuil [4]. Les cérémonies se simplifient, les cortèges et les processions aux cimetières disparaissent [1]. D'autres pratiques s'amenuisent, les condoléances à la famille à la sortie de la messe, l'envoi de faire-part remplacé par les avis de décès dans la presse [10].
La mort est devenue une injustice dont on a honte et que l'on tait pour rendre moins inacceptable [4].
Les nouvelles tendances rituelles européennes marquent l'individualisme, la dimension tribale de la société et vont vers une privatisation du rite funéraire où la famille, les mourants même, structurent le rite [22].
Cette nouvelle ritualité est marquée par de nouveaux rapports de l'individu avec son groupe et du groupe à la société et insiste sur la valeur relationnelle et la capacité du rite à maintenir le mort parmi les vivants. Cette volonté de retenir le défunt se traduit
par la diminution des messes de commémoration et par l'augmentation de la thanatopraxie et de l'exposition du corps qui devient sacré. L'instauration d'un rituel parallèle au "cérémonial-cadre" fait que les participants deviennent acteurs ; lecture de texte profane, musique préférée du défunt…[23].
Les raisons de ces changements au niveau de la pratique rituelle s'expliquent de différentes façons.
D'abord par le déni de la mort, (qui s'observe dans les sociétés occidentales depuis la fin de la seconde guerre mondiale [18]), c'est-à-dire le refus d'en considérer la réalité, dont les raisons se nomment individualisme, quête du confort et refus du tragique [7].
Par la chute de la religiosité traditionnelle qui peut sociologiquement s'expliquer pour la religion catholique par la diminution à la fois des structures sociales traditionnelles et par conséquent de leur croyance notamment en l'immortalité de l'âme, et psychologiquement par la non adhésion à l'interprétation religieuse de la mort comme sacrifice d'un bouc émissaire [22].
Elle s'explique également par la vie moderne dont l'urbanisation, qui a pour conséquence l'intensification des sphères individuelles [1] et dont la complexité tend à l'uniformisation et au rejet de toute conduite perturbante comme le cortège [7]. Mais aussi l'inadaptation des logements (exiguïté, immeuble collectif) qui ne permettent plus de conserver le corps au domicile [23]. La disparition des solidarités [23]. Egalement le fait que l'on meurt loin de chez soi, (70 % des décès ont lieu dans des établissements
de soin),
Au niveau des familles leur recomposition et leur éclatement géographique se traduit par le besoin d'une prise en charge globale des obsèques d'où l'augmentation des contrats de prévoyance [1].
La logique de la société de consommation qui en professionnalisant la mort a pu la banaliser et en confisquer le mystère source d'angoisse et d'émerveillement [7].
Cette intervention des professionnelles, notamment les sociétés de pompes funèbres, soumis à la logique de marché, a également eu des conséquences. Car, en cherchant à rationaliser leurs interventions, (moins de transport et de personnel), notamment en favorisant le recours à un lieu unique avec "les centres funéraires" ils ont induit des contraintes temporelles [1]. Or, la vitesse induit une réduction des rites qui eux requièrent modulations et temps.
Le refus populaire dans les années soixante à l'égard de l'étalage des hiérarchies sociales, qui en simplifiant le rite en a également évacué les composantes cérémonial et donc le sacré [7].
Différents sondages et enquêtes montrent que les choix de cette pratique sont de divers ordres.
Il s'agit d'abord de faciliter la vie de ceux qui restent [14], les cases de columbarium ne nécessitant pas d'entretien par exemple [3].
Les raisons philosophiques : derrière ce terme peuvent se cacher différentes interprétations. Rejet de la tradition sociale ou familiale, anticonformisme. Idée de liberté avec la possibilité de disperser les cendres. [19]
Volonté de dépouillement, de renoncement. Ou bien choix qui exprime des peurs secrètes (de la putréfaction, la peur d'être enterré vivant…) [2].
Les raisons écologiques : éviter la pollution, répondre à la surpopulation des cimetières [14]. Mais aussi volonté de se débarrasser des morts ressentis comme potentiellement dangereux ou source de nuisance [2].
Les raisons économiques : un coût inférieur de 30 % par rapport à l'inhumation [3]. L'impossibilité d'acquérir des concessions à perpétuité dans les grandes villes ou encore le rejet d'une marchandisation de la mort, et la volonté de faire des économies [19].
Mais ce choix traduit aussi le rejet des cimetières traditionnels, véritables "parcs mortuaires" [3]. La tendance hygiéniste de la société, qui voit dans la pureté supposée du feu un moyen de s'opposer à la décomposition angoissante du corps [19].
La volonté chez certaines personnes âgées de ne pas gêner ou le manque de confiance dans l'affection que leur portent leurs descendants et donc dans leur capacité à entretenir le souvenir [2] et à prendre soin de la sépulture [14].
Aussi, l'individualisme, l'augmentation des contrats de prévoyance, qui donnent la possibilité de maîtriser sa vie de bout en bout. L'absence d'attache qui peut expliquer une forte tradition crématiste dans les villes portuaires (30 % à Nantes en 2001) [14].
Enfin, si la terre est un vecteur de transmission et si l'enterrement marque non seulement l'attachement à la terre mais aussi à l'autre par delà les générations, avoir recours à la crémation traduit peut être la crise de la transmission entre générations [24].
L'incinération, qui marque la séparation définitive avec le défunt [3] et souffre encore d'un déficit de ritualisation est souvent mal vécue par les familles pour qui la transformation du cercueil en une urne remise immédiatement est un choc émotionnel [17].
La mise à la flamme est jugée éprouvante et quand elle est différée cela rajoute une épreuve supplémentaire. La présence de commerciaux (personnel des pompes funèbres) au moment de la cérémonie est également mal ressentie [19].
Les professionnels ont cherché à humaniser cette technique, même si cela est encore peu appliqué, en déconseillent à la famille d'assister à la partie technique, en préconisant des cérémonies courtes et en offrant de conserver l'urne pendant quelques semaines le temps de réfléchir à sa destination [17].
Ces professionnels, dont le rôle et l'écoute et l'accompagnement des familles, cherchent aussi à améliorer l'accueil au sein des crématoriums en en soignant
l'esthétique ou en proposant par exemple la mise à disposition de matériel audiovisuel afin de personnaliser la cérémonie [21].
Les cérémonies au crématorium peuvent être religieuses, organisées avec des laïques, la présence d'un prêtre n'y étant pas prévu ou civile avec un maître de cérémonie (professionnel du funéraire). Dans les deux cas il sera possible de les personnaliser en permettant la prise de parole de proches pour la lecture de textes ou de discours rendant hommage aux défunt, le choix de musique, etc…[14].
L'urne peut être enterrée dans une sépulture cinéraire (3 % des cas en 1999), dans une tombe, une cavurne [5] ou un caveau familial. Placée dans un columbarium (4 % des cas ), scellée sur une tombe ou encore son contenu peut être dispersé (25 % des cas) [14].
La dispersion peut se faire en pleine nature (mer, montagne), dans un lieu significatif pour la famille ou dans un jardin du souvenir mais pas sur la voie publique [21].
Ainsi, la destination des cendres remises à la famille n'est pas imposée par le droit français, l'un des plus libéral d'Europe en la matière, car elles ne sont pas considérées comme des restes mortels [21]. D'ailleurs dans 68 % des cas leur destination n'est pas connue [14].
Cependant, comme les communes n'ont aucune obligation quant à la mise en place d'équipements cinéraires (columbariums, jardins du souvenir), moins de 10 % des cinquante mille cimetières français en sont équipés et lorsque c'est le cas, ils sont rapidement saturés [21]. Les familles se retrouvent alors dans l'obligation de conserver l'urne ou de disperser les cendres. L'une [14] et l'autre de ces solutions étant interdite par l'église catholique [19], elles ne savent plus quoi faire de leurs morts [14].
L'enterrement de l'urne, solution coûteuse et paradoxale, est néanmoins la plus satisfaisante car elle donne un lieu de recueillement. La dispersion elle, en empêchant le marquage physique, rend difficile la commémoration du défunt [19]. A terme, avec la possible disparition du lieu de dispersion par exemple, cela peut poser des problèmes aux endeuillés [21].
Dans certains cas les cendres sont "partagées" entre les différents membres de la famille. Permise par la loi, à partir du moment ou les personnes concernées l'autorisent [21], cette pratique n'est pas sans poser de problème lorsqu'il y a désaccord sur la destination des cendres [25].
La diminution de la religion et la personnalisation des funérailles dans les sociétés nord-américaines, mais aussi l'anticipation de l'âge d'or de la mort, qui va correspondre
à la disparition progressive dans les années à venir, des baby-boomers (2,5 millions de mort aujourd'hui aux Etats-Unis 4 millions dans 30 ans) font que l'industrie funéraire doit se réinventer [26].
Ainsi, il est maintenant possible de faire des funérailles une véritable fête avec exposition du corps dans un "fun-érarium", entouré d'objet illustrant un aspect de la vie
du disparu (canne à pêche, barbecue) [13], ou dans un gymnase ou encore près d'un étang [26]. De présenter des films retraçant la vie du disparu [13] et de retransmettre la cérémonie en directe sur Internet [26].
En France, on fait aussi preuve d'originalité avec l'utilisation de musique disco à l'église, des 2CV en guise de corbillards [25]. Le deuil porté en blanc, la médaille magique
(placée autour du cou du défunt puis remise ensuite à la famille après l'incinération pour apporter "émotion, réconfort, présence") [5]. Enfin les stèles et urnes qui se déclinent maintenant selon la passion du disparu : moto, pétanque, voile, et même broderie [25].
Le devenir des cendres : les cendres peuvent être dispersées en mer par avion [26] ou montgolfière [25], coulées dans du béton puis déposées sur des barrières de corail [13] ou envoyées dans l'espace.
En effet, une société texane, Célestis, (qui a pour filiale française la société l'Autre-Rive), propose depuis 1997 de transformer l'espace en cimetière en y envoyant les cendres des défunts depuis une base militaire située en Californie.
Pour 6100 € la capsule contenant les cendres est mise en orbite autour de la terre. Pour 14 200 € elle tournera autour de la lune ou errera sans fin dans l'espace profond [27].
Leur diamantisation : une société américaine, Life Gem, propose pour 2 299 $ et en six semaines de transformer un cadavre en diamant bleu. Un processus chimique complexe nécessitant plusieurs étapes et le savoir-faire de deux entreprises, l'une en Pennsylvanie l'autre en Russie, permet en effet de transformer le carbone du corps d'abord en graphite puis en un diamant qu'un quart de carat.
Un seul corps permettant de réaliser une centaine de diamant le reste des cendres est conservé dans une banque et mis à la disposition de la famille pour d'éventuelles nouvelles demandes [28].
Les rites traditionnels, en perdant leur ancrage dans le système symbolique, ont perdu leur pouvoir de donner du sens aux passages [9], ils se sont amenuisés, n'étant plus dotés de fonctions consolatrices [29].
La modernité occidentale a contribué à transformer les attitudes par rapport à la mort. De la mort apprivoisée d'époques plus traditionnelles, nous sommes passés, au cours du siècle dernier, à la mort niée.
Selon Louis-Vincent THOMAS les caractéristiques des rites de mort sont la simplification, la disparition (le cadavre est évacué) et la privatisation mais aussi la technicisation, les morts étant placés dans des mains étrangères et professionnelles [33].
D'un rituel collectif défini, régi par le " faire plutôt que dire", ou tout s'organisait autour du cadavre et où le cimetière, sanctuaire des morts, aidait à donner un statut aux défunts, on est passé à des cérémonies personnalisées ou "sur-mesure" où l'on cherche plutôt "à dire qu'à faire" [35].
Cependant de nouvelles tendances semblent émerger. La demande ou construction de locaux ou d'espaces non ou pluridisciplinaires pour célébrer les rites funèbres [22]. Et la volonté pour un tiers des français, dont les jeunes, de retrouver les rites qui concernent le savoir-faire et la mobilisation du cercle familial, comme l'envoi de faire-part de décès, la cérémonie religieuse et le repas de famille [20].
De plus, si elle admet les attitudes naturelles de renoncement, de lâcher-prise, qui ont des valeurs temporelles et spirituelles incomparables, l'humanité réapprendra l'intérêt des rites de passage et de leur diversité incomparable [29].