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Loss of the assumptive world/How we deal with death and loss [La remise en cause de la « représentation du monde »/Comment faire face à la mort et à la perte d’un proche] Joan Beder OMEGA 2004-2005; volume 50, number 4 ; 255-265
Introduction Cet article aborde le concept de « représentation du monde » et, à partir de deux études de cas, il montre dans quelle mesure le décès d’un être cher peut ébranler la vision qu’une personne a du monde. L’auteur émet des suggestions pour faciliter le travail des accompagnants.
Notion d’attachement Définir la notion d’attachement permet de mieux comprendre la perte ressentie par les survivants. Dans ce domaine, ce sont les travaux de John Bowlby qui font autorité. L’attachement chez les êtres humains est inné et lié au besoin de se sentir en sécurité. Le décès d’un être cher remet en cause ce sentiment.
Représentation du monde Ce concept, formulé par Parkes et développé par Janoff-Bulman et Kauffman désigne un système organisé de conceptions et de croyances que chacun d’entre nous élabore progressivement et qui donne un sens et un but à notre existence. Pour Janoff-Bulman, la « représentation du monde » repose sur trois postulats : la conviction que le monde est bon, qu’il a un sens et que l’être humain est digne de respect.
Aider une personne dont la représentation du monde s’est écroulée Le décès d’un proche, comme tous les traumatismes, peut remettre en cause la conception qu’une personne se fait du monde. Le rôle de l’accompagnant, à travers une approche cognitive et intrapsychique, consiste à aider les survivants à retrouver une vie normale. Par ailleurs, l’accompagnant apporte un soutien moral, aide le survivant à extérioriser sa colère et son sentiment de culpabilité. Ce processus se décompose en trois étapes : désinvestissement, élaboration d’un nouveau rapport avec le défunt et constitution d’une nouvelle identité.
Julie Perry, stagiaire traducrice CDRN FXB |