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Le cadre face aux rites de passages des soignants / Muriel Foulon. - Recherche en soins infirmiers, décembre 2000 : 53-72
Muriel Foulon, futur cadre de santé, expose ses réflexions sur les comportements les plus courants des soignants après un décès. Pour son mémoire de fin d'étude, elle a choisi d'utiliser les outils théoriques de l'anthropologie et considère que l'attitude des soignants après la mort d'un malade fonctionne comme un rite de passage. Pour ce faire, elle a procédé en trois étapes :
- Un temps d'observation en service hospitalier et en Institut de Formation en Soins Infirmiers ainsi qu'une revue de la littérature
- L'étude d'un modèle théorique : qu'est-ce qu'un rite de passage du point de vue de l'anthropologue ?
- La comparaison de chaque phase théorique du rite avec la pratique des soignants.
Muriel Foulon constate que les agissements des soignants sont stéréotypés, ne sont pas liés à des raisons d'hygiène, qu'ils se transmettent oralement entre les anciens professionnels et les nouveaux et que personne ne peut les justifier.
Parallèlement, l'auteur constate que le rite de passage fonctionne d'une manière identique : il est stéréotypé, répétitif, semble dépourvu de sens et s'accomplit quand un individu passe d'un statut à un autre. Il a pour fonction de protéger l'Homme face à un avenir incertain et d'effacer l'impureté du contact avec le tabou.
Ce parallèle permet à l'auteur de conclure qu'effectivement les soignants accomplissent quelque chose de l'ordre du rite de passage après le décès d'un malade.
Barbara Edda-Messi, Infirmière UFXB
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