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Quelques définitions
Cette partie du bulletin propose quelques définitions qui sont le plus souvent demandées. Ces définitions sont isssues de sources indentifiées
Euthanasie Acte qui consiste à administrer volontairement une drogue ou un produit toxique qui met rapidement fin à la vie (René Schaërer, Jalmalv, 1988, 1).
Euthanasie volontaire Employé par les auteurs anglophones quand cet acte est réalisé à la demande du patient.
Euthanasie involontaire Acte d'euthanasie non volontaire pratiquée sur une personne ni informée, ni consentante.
Aide à mourir Peut être comprise aussi bien comme un acte d'euthanasie volontaire que comme un acte d'euthanasie involontaire ou encore comme une prise en charge de soins palliatifs. Cette expression est donc ambiguë, elle est de nature à tromper un public non averti donc souvent le grand public. Elle est aussi souvent employée dans les sondages d'opinion. La différence est pourtant importante entre aider à vivre, soulager et accompagner jusqu'à sa mort naturelle, et être mis à mort instantanément.
Suicide médicalement assisté Prescrire à des malades, leur fournir des toxiques par voie orale à dose mortelle en vue qu'ils puissent déclencher eux-mêmes leur mort.
Ces quatre définitions proviennent de la Lettre de la SFAP, n°12, août-décembre 2002 :Soins palliatifs Soins actifs dispensés à la personne malade dont la souffrance nécessite des soins et un accompagnement pour une meilleure qualité de vie jusqu'à la mort, tout en soutenant son entourage pendant et après l'épreuve (définition de la SFAP, brochure 2002).
Acharnement thérapeutique Ce que le grand public nomme encore obstination thérapeutique déraisonnable, cette attitude est proscrite par le Code de Déontologie médicale puisqu'elle consiste à mettre en oeuvre des mesures thérapeutiques dont le seul effet serait de prolonger la vie du malade dans des conditions de souffrance. (Daniel d'Hérouville, Lettre de la SFAP, 12, août-décembre 2002).
Accompagnement Face à la " souffrance globale " de la personne en fin de vie et de son entourage, les accompagner c'est leur apporter un attention profonde et une compétence active (Marie-Sylvie Richard, Manuel de soins palliatifs, 2002, éditions Dunod, p.119).
Dignité "Est également et universellement le propre de tous les êtres humains. L'être humain est investi de dignité tout au long de sa vie. La douleur, la souffrance ou la faiblesse ne peuvent l'en priver " ( Jean François Mattéi, La Lettre de l'Espace éthique, 1999-2000, 9-10-11). Cette valeur humaine universelle peut pourtant aussi se vivre de manière subjective lorsqu'elle est considérée comme le respect de soi-même, la maîtrise de soi. Ces deux emplois du mot " dignité " font de lui un terme polysémique. (Mylène Baum, Guy Durand).
Unités fixes ou unités de soins palliatifs Unités spécialisées avec lits d'hospitalisation qui favorisent le confort et la qualité de vie du patient et qui accueillent également les proches. Elles s'efforcent de présenter une architecture et un environnement moins hospitaliers. Unités mobiles ou équipe mobiles de soins palliatifs (EMSP) Elles ont vocation à se rendre dans tous les services de l'hôpital à l'appel des équipes soignantes pour les aider auprès des malades et de leurs proches. Equipes pluridisciplinaires, elles apportent expertise et soutien technique à l'équipe référente sans s'y substituer. Opiacés Médicaments antalgiques naturels ou de synthèse dont le chef de file est la morphine.
Morphine Dérivé alcaloïde naturel du pavot dont il constitue le principe actif. Utilisée depuis l'Antiquité pour ses propriétés hypnotiques (Morphée, dieu du sommeil) et antalgiques puissantes. La morphine est prescrite actuellement pour lutter contre les douleurs, qu'elles soient aiguës (post-opératoires) ou chroniques dans le cas de certains cancers ainsi que pour des patients en fin de vie. Elle est disponible sous forme orale ou injectable. D'autres médicaments, de la famille de la morphine, et ayant les mêmes propriétés, peuvent être utilisés par voie transdermique.
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Dernière mise à jour : ( 13-01-2005 )
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