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Animer un groupe d'entraide pour personnes en deuil? Annick Ernoult, Dominique Davous, Préface de Christophe Fauré, Editions l'Harmattan, 2001
Ce livre est un outil utile pour tous ceux qui veulent se lancer dans une expérience d'animation de " groupe d'entraide ".
En introduction se trouve la définition d'un groupe d'entraide. La concept vient des pays anglo-saxons et du Canada. C'est un groupe de personnes vivant les mêmes difficultés, (deuil ou encore maladie, chômage, divorce…); Ils désirent en parler et croient en l'aide que les autres peuvent leur apporter pour traverser cette épreuve. La confiance mutuelle permet aux personnes en deuil de se reconstruire. Le sentiment exprimé au moment de la demande de participation est que seules les personnes ayant vécu une expérience similaire peuvent les comprendre.
Le livre présente aussi un bref rappel des théories sur le deuil dont les plus récentes : celle développée par Margaret Stroebe et Hent Schut appelée théorie des oscillations et celle de Gilles Deslauriers pour qui aborder le deuil c'est nécessairement aborder les pertes que chaque être rencontre tout au long de sa vie.
A travers le modèle des groupes d'entraide pour parents en deuil créer dans le cadre de l'association Choisir l'Espoir, le livre apporte les informations essentielles concernant l'organisation et la constitution d'un groupe, les entretiens préalables auprès des participants, le recrutement des animateurs, la supervision et la formation des animateurs, les outils d'animation, les thèmes à traiter, l'évaluation du chemin parcouru ensemble par les membres du groupe….
Une spécificité concernant les groupes d'entraide pour le deuil du bébé ou la mort périnatale est présentée ainsi que les groupes d'entraide pour enfants et adolescents en deuil.
Une partie aborde les enjeux et les limites de ces groupes. Enjeu social évident ils évitent l'isolement. Enjeu psychologique, car même si le groupe n'est pas un groupe thérapeutique le psychologue présent peut aider la personne à cibler ce qui peut être travailler en dehors du groupe. Enfin enjeu de santé publique, car ces groupes peuvent prévenir d'éventuelles complications du deuil.
A propos des limites il est noté, de façon claire, que les groupes ne sont qu'une forme d'aide offerte aux personnes en deuil et que les animateurs doivent travailler en réseau et en complémentarité avec d'autres professionnels (médecins, aides thérapeutiques individuelles, kinésithérapeutes…) ou d'autres structures si le besoin s'en fait sentir.
Dans la quatrième partie les auteurs donnent leur propre approche concernant l'élaboration d'un processus de deuil. Elles proposent de regarder comment la pensée est à l'œuvre face à cette expérience irréductible.
En annexe sont proposés :
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